Georges Picard, Tête de femme pour la demi-coupole du pavillon sud du Petit Palais (1920)


GEORGES PICARD (Remiremont 1857 – Yzeures-sur-Creuse 1943)
Tête de femme
1920
Crayon noir sur papier-calque
80 x 100 cm
Œuvre en rapport : la fresque de la demi-coupole, Pavillon Sud du Petit Palais
PRIX : 600,00 euros


Ce grand dessin sur papier calque représentant la tête, l’épaule et l’aisselle d’une femme, a dû être utilisé par Picard pour la tête de la femme allongée sur le dos dans sa grande fresque de la demi-coupole du Pavillon Sud du Petit Palais. Aux coins, il y a de nombreux trous faits par des épingles et en raison de sa grande taille, il a été plié en quatre. Les contours forts et les traits flous du visage sont typiques de l’artiste.

La fresque de Picard au Petit Palais, devant laquelle défilent chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, est une énigme. Allongée sur un précipice devant un ravin et les sommets anguleux d’une chaîne de montagnes (les Alpes, peut-être ?), une femme, tête vers le haut, les yeux fermés, se repose dans une posture apparemment inconfortable. Au-dessus du ciel, une autre femme nue et ailée, probablement Aurore, déesse de l’aube, désigne une étoile brillante – l’étoile du matin, la planète Vénus. La composition est donc probablement une allégorie du matin, mais à vrai dire, on sent qu’il se passe autre chose aussi.

Picard, vosgien issu d’une famille juive, fut l’un des meilleurs peintres des grands décors de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Hélas, il est aujourd’hui très sous-estimé. C’est bien d’avoir un dessin de « work-in-progress » comme celui-ci pour nous montrer comment il a réalisé ses grandes décorations.

Georges Picard. « Allégorie » (demi-coupole). Pavillon sud du Petit Palais. Fresque. 1920. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.


English : This large drawing on tracing paper representing the head, shoulder and armpit of a woman, must have been used by Georges Picard for the head of the woman lying on her back in his large fresco in the half-dome of the South Pavilion of the Petit Palais. At the corners there are many holes made by pins and due to its large size, it has been folded into four. Strong contours and blurred facial features are typical of the artist.

Picard’s fresco at the Petit Palais, which tens of thousands of visitors pass by every year, is an enigma. Lying on a precipice in front of a ravine and the angular peaks of a mountain range (the Alps, perhaps?), a woman, head upwards, eyes closed, rests in an apparently uncomfortable posture. Above the sky, another naked, winged woman, probably Aurora, goddess of dawn, points to a bright star – the morning star, the planet Venus. The composition is therefore probably an allegory of the morning, but one feels that something else is going on as well.

Picard, from Vosges from a Jewish family, was one of the finest large scale decorative painters of end of the 19th and beginning of the 20th centuries, although he is sadly rather underestimated today. It is instructive to have a work-in-progress drawing such as this to show us how he achieved his fresco paintings.



Galerie Jamie Mulherron – Sculptures et peintures du 19e siècle – Lyon
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